Séance plénière du 20 juin 2024
24SP-1406 : Transition énergétique et de l'économie circulaire - Modification du dispositif photovoltaïque
Intervention de Michaël WEBER

« Oui, Monsieur le Président, chers collègues,

 

La question du photovoltaïque, telle qu’elle est posée finalement aujourd’hui est exactement ce que l’on peut craindre quand on prend une politique qui est commandée par l’urgence, l’urgence de produire de l’énergie, des énergies renouvelables suite à la situation de crise que l’on a connu sur l’Est. Et quand on est dans des situations d’urgence, malheureusement, la crainte que j’ai, c’est que l’on ne prenne pas les bonnes décisions et qu’on n’anticipe pas suffisamment.

 

On sait que la question de la production d’énergie renouvelable, en particulier sur le photovoltaïque, n’était pas en termes de stratégie la première des volontés de ce gouvernement et de la France. Mais on a dû revoir notre fusil d’épaule et effectivement se lancer dans cette production d’énergie renouvelable.

 

Je prends par exemple ce qui se passe en Allemagne puisque vous savez qu’en Allemagne, depuis très longtemps, on produit beaucoup d’énergie renouvelable. C’était un choix du gouvernement allemand qui souhaitait sortir à la fois du nucléaire et quelque peu, mais ça n’a pas été tout à fait une réussite, du charbon.

 

Et donc autant je suis très satisfait et je soutiens toutes les initiatives qui peuvent être prises pour utiliser les toitures, pour utiliser les surfaces d’ores et déjà artificialisées ou dégradées. Je pense aux friches, je pense au parking, toiture de bâtiment agricole ou d’habitation.

 

Je pense que c’est tout à fait nécessaire et utile. Je pense aussi aux liens que l’on peut avoir avec les collectivités, autant, je suis très inquiet de ce que j’entends, notamment en matière d’agrivoltaïsme sur les territoires où on a des projets que l’on peut soutenir, parce que je pense que sur un certain nombre de projets avec des surfaces raisonnables, nous devons le soutenir, mais on s’aperçoit de plus en plus qu’il y a des projets aussi qui sont à mon sens démesurés et qui dénaturent ou qui contiennent totalement la nécessité de garder pour l’agriculture une production en termes d’alimentation qui poursuit la raison même d’avoir une agriculture sur notre territoire et je crois que de ce point de vue-là, nous devons être les acteurs proactifs pour éviter ce type de dérive et de trouver un équilibre entre de la production d’énergie renouvelable qui est tout à fait nécessaire, mais aussi de maintenir ce qui fait une richesse pour cette région toute particulière, la question de la production agricole sur nos territoires, voilà ce que je souhaitais dire à ce moment du débat.

 

Monsieur le Président, merci. »